Pour calculer une paie, un prorata ou déclarer vos frais réels, vous devez connaître le nombre exact de jours travaillés dans l’année. Les week-ends, les jours fériés et les congés réduisent ce total de manière significative.
Cet article vous montre comment compter les jours travaillés en 2024, distinguer jours ouvrés et ouvrables, et adapter le calcul à votre régime de travail.

Nombre de jours travaillés en 2024 : le total pour un salarié à temps plein
Pour un salarié à temps plein du lundi au vendredi, prenant 25 jours ouvrés de congés et chômant les 10 jours fériés tombant en semaine en 2024, le total théorique est de 227 jours travaillés en 2024.
Le calcul part de 366 jours, retire 104 jours de week-end, 10 jours fériés en semaine et 25 jours de congés. Ce total reste théorique : vos congés, vos absences ou votre temps partiel le modifient.
Partez de 366 jours. Retirez 104 jours de week-end, les fériés tombant en semaine, puis vos jours de congés. Si vous avez moins de congés, ou un fractionnement différent, changez seulement ce chiffre : le total change d’autant.
Pour ajouter la journée de solidarité, comptez 7 heures de plus, sans salaire en plus. Pour votre cas exact, consultez le calcul du temps de travail effectif.
Onze jours fériés en 2024, dont dix tombent en semaine
Dix des onze jours fériés de 2024 tombent en semaine. Ils retirent donc autant de jours du décompte. Seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés.
Si vous posez un congé sans solde autour d’un férié, voyez le guide complet conge sans solde.
Les onze fériés de 2024 en métropole :
- Premier semestre : lundi 1er janvier, lundi 1er avril, mercredi 1er mai, mercredi 8 mai, jeudi 9 mai, lundi 20 mai.
- Second semestre : dimanche 14 juillet, jeudi 15 août, vendredi 1er novembre, lundi 11 novembre, mercredi 25 décembre.
- Alsace-Moselle : le Vendredi saint (29 mars 2024) et le 26 décembre s’ajoutent.
- Fonction publique : le 1er mai est obligatoirement chômé et payé, sauf pour les activités ne pouvant être interrompues ; pour les autres jours fériés, le régime dépend du jour concerné et des nécessités de service.
Quelle différence entre jours ouvrés et jours ouvrables ?
Jours ouvrés
Un jour ouvré est un jour habituellement travaillé dans l’entreprise. Pour une équipe du lundi au vendredi, ce sont les jours habituellement travaillés dans l’entreprise, hors jours fériés effectivement chômés. En 2024, le calendrier compte 262 jours de semaine. Après retrait des dix fériés tombant en semaine, il reste 252 jours ouvrés avant congés dans ce cas de référence ; ce total varie selon les jours habituellement travaillés et les fériés réellement chômés dans chaque entreprise. Pour un prorata, partez de ce chiffre et retirez ensuite les congés.
Jours ouvrables
Un jour ouvrable est un jour qui peut légalement être travaillé, du lundi au samedi, sauf le repos hebdomadaire et les fériés habituellement chômés. En 2024, cela fait 304 jours, avant congés.
Le samedi compte ici, contrairement aux jours ouvrés. Si votre entreprise ne travaille pas le samedi, retenez le total ouvré.
Jours non ouvrés
Un jour non ouvré est un jour où l’entreprise ne travaille pas. Pour une équipe du lundi au vendredi, le samedi en fait partie : il peut être travaillé légalement, mais il ne l’est pas.
C’est pour cela que cinq semaines de congés font 25 jours ouvrés, mais 30 jours ouvrables.
Un total ouvrable est plus élevé qu’un total ouvré, puisqu’il compte le samedi. Si vous mettez en face deux chiffres obtenus par des méthodes différentes, vous concluez à tort qu’un salarié travaille plus ou moins que l’autre. Vérifiez aussi que les congés sont inclus ou retirés dans les deux cas.
Jours ouvrés par mois : de 19 à 23 jours selon le mois
Le découpage par mois sert à calculer un prorata, quand un salarié arrive ou part en cours de mois. La base reste 151,67 heures par mois pour un mensualisé à 35 heures.
Pour une charge de travail ou la présence d’une équipe sur un trimestre, additionnez les mois un par un. Une moyenne sur l’année ne montre pas les mois plus courts.
Sur l’année 2024, le total de 252 jours ouvrés se répartit inégalement selon les mois. Mai et novembre sont les plus courts, à cause des jours fériés.
| Critère | Mai | Novembre | Juillet |
|---|---|---|---|
| Jours ouvrés | 19 | 19 | 23 |
| Fériés tombant en semaine | 4 | 2 | 0 |
| Jours fériés concernés | 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte | Toussaint, Armistice | Aucun |
Comment le régime de travail fait varier le total annuel
Temps de travail en 35 heures
À 35 heures par semaine, la durée annuelle atteint 1 607 heures. Cette somme sert de base de calcul : elle ne donne pas un nombre fixe de jours travaillés.
Le total varie avec le calendrier, les fériés chômés, les congés et les absences. Pour suivre les absences, voyez comprendre et gérer efficacement l’absentéisme au travail.
Forfait annuel en jours
Avec un forfait annuel en jours, retenez ceci :
- Le plafond de référence est de 218 jours travaillés par an.
- Le forfait doit être fixé dans une convention individuelle, sur la base d’un accord collectif.
- Face aux 227 jours théoriques, cela laisse neuf jours de repos.
- Le nombre réel dépend donc du forfait prévu et du calendrier applicable au salarié.
Fonction publique et enseignants
Dans la fonction publique, la durée de référence est de 1 607 heures par an. Les enseignants et les personnels de recherche ont des régimes particuliers.
Les données disponibles dans les sources officielles ne permettent pas d’établir un temps de travail effectif moyen vérifié pour les agents à temps complet hors enseignants en 2024. Cette moyenne inclut heures supplémentaires et absences : c’est un constat, pas une cible.
Les statistiques sur la durée moyenne de travail des enseignants en 2024 ne sont pas établies par les sources disponibles. C’est un constat, pas une règle de calcul.
Les heures de préparation s’ajoutent à la présence en cours, mais elles ne sont pas toujours déclarées. Retenez donc 1 607 heures comme référence légale.
Frais réels : garder le compte des jours de déplacement
Pour déclarer vos frais professionnels, vous devez compter les jours réels de déplacement et de télétravail. Le forfait de 10 % appliqué automatiquement par l’administration fiscale ne nécessite aucune justification.
Si vos frais réels dépassent ce forfait, déclarez-les dans les cases 1AK à 1DK, sans les soustraire des salaires des cases 1AJ à 1DJ. Gardez les justificatifs des dépenses payées en 2024.
Pour les frais de trajet et de télétravail, comptez les jours réels :
- Trajet : la déduction est plafonnée à 40 km par trajet, sauf circonstances particulières qui justifient la distance supplémentaire.
- Barème kilométrique : son montant dépend de la puissance fiscale du véhicule et de la distance parcourue.
- Télétravail : pour les revenus de 2024, l’allocation patronale est exonérée jusqu’à 2,70 € par jour, 59,40 € par mois ou 626,40 € par an.
- Les 227 jours théoriques ne remplacent pas ce décompte réel.
Retenez 227 jours travaillés en 2024 pour un salarié à temps plein du lundi au vendredi, avec cinq semaines de congés. Dès que vos congés, vos absences ou votre régime changent, ce total change aussi.
Pour votre cas, refaites les trois soustractions avec vos chiffres. Si vous comparez deux salariés, vérifiez que le calcul est le même.
Foire aux questions
Combien de jours fériés par an en France ?
En France métropolitaine, il y a 11 jours fériés par an. En Alsace-Moselle, deux jours s’ajoutent : le Vendredi saint, dans les communes concernées, et le 26 décembre. Le lundi de Pentecôte en fait partie, mais l’employeur peut le faire travailler.
Qui a fait du 8 mai un jour férié ?
C’est la loi du 20 mars 1953 qui a fait du 8 mai un jour férié.
Ce jour commémore la capitulation allemande de 1945, la fin de la guerre en Europe. Seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés.
Le lundi de Pentecôte est-il obligatoirement chômé ?
Non, le lundi de Pentecôte n’est pas obligatoirement chômé. L’employeur peut le faire travailler, notamment pour la journée de solidarité, un jour de travail supplémentaire. Il peut aussi fixer cette journée à une autre date, selon les règles applicables.